Description


Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

Ce blog d'amateur est parfaitement libre et indépendant, je ne perçois aucun avantage, aucune rétribution de qui que ce soit. Sa seule vocation est le partage d'informations. Si vous empruntez une photo ou un texte de mes articles, veuillez citer vos sources comme je le fais moi-même. Les photos ne sont pas libres de droit. Pas d'utilisation commerciale sans mon accord.

N'hésitez pas à laisser en message vos remarques, vos avis... J'y répondrai avec plaisir.

samedi 3 décembre 2016

Tintin au pays des roses



J'espère que Jean-Michel Groult ne m'en voudra pas de le comparer au célèbre personnage d'Hergé mais en le voyant se mettre en scène, dans la vidéo de présentation de son nouveau livre, j'ai immédiatement pensé au jeune reporter de bande dessinée.
Dans la vraie vie, Jean-Michel Groult, dont je lis les chroniques dans le magazine Mon Jardin & Ma Maison n'est pas reporter (quoique) mais botaniste de formation, devenu journaliste horticole et auteur.  
Il a écrit une vingtaine de livres et guides, sur plusieurs thèmes: jardin écologique, compost, potager, tomates...
Son éditeur vient de m'envoyer son dernier opus, 'Histoires de roses', tout juste paru. Examinons tout ça.

Ecrit en duo avec le photographe Franck Boucourt, ce livre se présente comme un condensé en 96 pages de l'histoire des roses. Il ne s'agit ni d'un guide pratique (il n'y a pas de conseils de culture), ni d'un livre d'expériences (les auteurs sont-ils rosomanes ?) mais plutôt d'une monographie synthétique à destination du grand public.
Le style est simple et facile à lire. C'est une bonne entrée en matière avant la lecture d'oeuvres plus pointues comme les parutions de François Joyaux ou celle, plus récente, de Daniel Lemonnier.  
Jean-Michel Groult aborde la grande famille des roses, selon les espèces (galliques, centfeuilles,...), les usages (horticole, culinaire, artistique, médical, cosmétique) et les croyances (légendes, symboles, religion).
Edition Pépinières Planfor, octobre 2016
en couverture, la rose Pierre de Ronsard  

Je ne savais pas que ce journaliste à l'exaltation fantasque s'intéressait aux roses. Je découvre qu'il avait même déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet, dont un guide pratique justement, publié chez Ulmer en 2014.

Et qu'il est passé devant la caméra à plusieurs reprises pour des séquences vidéos, spécial "rosiers", consultables sur YouTube.

vidéo : Comment planter un rosier en motte
(et non à racines nues, comme indiqué dans le titre du reportage !!?)


vidéo : Bien éliminer les rejets des rosiers


vidéo : Un tunnel de roses

Bref, nous le suivons dans ses diverses aventures avec un regard amusé. 
Il a l'art de ne pas se prendre au sérieux.



samedi 26 novembre 2016

Commande de 4 rosiers chez Willemse

Comme moi, peut-être êtes-vous aussi un(e) adepte du site vente-privée.

Sans quitter son fauteuil, ce site marchand permet de faire de belles affaires dans une très large gamme de produits d'habillement et de décoration. Pépiniéristes et rosiéristes écoulent aussi leurs stocks et cet automne, se tenait une vente Willemse.
Je n'avais jamais commandé chez cette jardinerie en ligne. Le catalogue papier est kitsch à souhait, avec des photos trafiquées d'un autre âge !
Pas très motivée, j'ai tout de même cliqué à tâtons sur les végétaux proposés. Des rosiers, ... anciens et anglais, à ces tarifs..., ... hum !, à approfondir.
Et tout d'un coup, mon caddy virtuel a commencé à se garnir.
Boule de neige, un rosier Bourbon, remontant, que je convoitais depuis longtemps. 5 €, hop, dans le panier.
illustration de Grobon
dans Les Roses, Jamain et Forney (1873) 

Comte de Chambord
, un rosier Portland, remontant. Mon exemplaire au jardin a eu un grand coup de chaud cet été et est au bord du précipice, prévoyons un frère de remplacement. 6 €, hop, dans le panier.
Comte de Chambord 

Un couple de rosiers anglais aux noms étranges Her'sAusgreen et Ausgreen's winner ; alors là, pas de supercherie avec moi.
Les coquins, ils vendent du David Austin en inventant des nouveaux noms !! Les classiques rosiers Heritage et Winchester Cathedral se dissimulent sous ces appellations fantaisistes. Qu'importe, 12 € le lot, hop, dans le panier.
Winchester Cathedral 

Heritage 

Dans un prochain article, je vous raconte la réception de cette commande. A suivre...

dimanche 13 novembre 2016

Pink Ghislaine de Feligonde

Histoire d'un deuil.  
Drôle de préambule, me direz-vous, et pourtant c'est bien le récit d'un passage de vie à trépas que j'aborde cette fois-ci. 
Il était si beau et prometteur ce rosier, lorsque je l'avais acheté en 2014, dans une jardinerie.
Pink Ghislaine de Feligonde m'a quittée cet été, sans crier gare. De sécheresse, croyez-vous, et bien même pas. Je l'arrosais consciencieusement comme ses compagnons d'infortune. 
credit photo : jardin.help
Je ne sais pas ce qui s'est produit. Ses tiges graciles ont péri subitement. Je n'ai plus que de rares photos en souvenir. Tristesse, ses grappes de fleurs étaient empreintes d'une grande douceur et formaient des roses à l'ancienne en modèle réduit.  
Ce rosier grimpant, hybride de multiflora est un semis de Ghislaine de Feligonde, obtenu par le rosiériste Fabien Ducher, en 2007.
Son feuillage, léger et effilé, était tellement gracieux. Comme j'aurais aimé qu'il grimpe sur mon cabanon au fond du jardin et forme comme un immense dôme de bouquets rose nacré.
Ses boutons crème s'ouvrent en rosettes d'un rose plus ou moins foncé. Avec le soleil, les fleurs s'éclaircissent terriblement et finissent presque blanches.

Je le regrette beaucoup.


Sources :
http://www.roseraie-fabien-ducher.com/
http://liris.cnrs.fr/

vendredi 28 octobre 2016

Dans le Midi : les roses anciennes de Talos

LE spécialiste des roses anciennes dans ma région, Yan Surguet, j'espérais un jour le rencontrer. Yan, vous avez sans doute déjà entendu parler de lui sur les blogs, lors de son appel aux dons pour sa future roseraie touristique. 
au sud de la France mais protégées au pied des Pyrénées 
Ce jeune rosiériste s'est spécialisé dans les variétés anciennes reproduites par bouturage. Tous ses rosiers vendus sont francs de pied, c'est-à-dire non greffés. Ils sont de plus cultivés de manière biologique. La production est certifiée AB.

J'ai croisé Yan Surguet ce mois-ci, lors d'une fête des plantes. J'avais pourtant dit que je freinerai les achats de rosiers et me concentrerai désormais sur les plantes méditerranéennes. Mais que voulez-vous, son stand regorgeait de merveilles et la tentation était bien trop grande.

Chaque pot de bouture était bien mis en valeur grâce à un panonceau photographique. Des lianes, des grimpants, des buissons... Comment choisir ? 
Mon accompagnateur de mari voulait du blanc bien froufroutant (comme un origami, dixit !) alors je suis partie à la chasse aux plus beaux plants. Car comme ce sont des boutures, il n'y a bien souvent qu'une tige qui sort de terre, dans chaque contenant. Certains rosiers galliques avaient eu le temps de drageonner. C'est mieux.
Résultat des courses, je suis repartie avec 3 pots.
Blanc de Vibert, une rareté. Il faut être un peu fada pour dépenser 15 euros dans un bâton bouturé, bien esseulé dans son pot mais ce rosier Portland manquait à ma collection de ce groupe et j'ai espoir qu'il soit remontant dans notre terre de cocagne. 
Blanc de Vibert (Vibert, 1847)


Triomphe de Flore, une autre rareté. Un rosier gallique chargé d'histoire. Impossible de résister. Le plant est beau, il y a plusieurs départs de branches.
Dans son livre La Rose de France, François Joyaux écrit que 'Triomphe de Flore' ressemble de façon troublante à 'Duchesse de Montebello'. Sommes-nous en présence de variétés identiques ?
Duchesse de Montebello 

Triomphe de Flore 



Pénélope, une rose, hybride de moschata, plus commune mais néanmoins séduisante et remontante. La qualité de la bouture, les boutons prêts à éclore, le feuillage fourni en parfaite santé, ont achevé de me convaincre. 
Pénélope (Pemberton, 1924)


Se trouvait aussi un très bel exemplaire du rosier 'Martin Frobisher'. J'ai pris le pot puis l'ai reposé. Geste malheureux ! La prochaine fois, peut-être...

vendredi 14 octobre 2016

Rosa gallica officinalis, le rosier de Provins

Depuis des siècles, la légende veut que cet incontournable rosier historique soit originaire de la Terre sainte. Il n'y a pas un seul livre sur les roses qui ne mentionne son introduction en France, du temps des croisades, au XIIIème siècle. Le comte Thibault IV de Champagne l'aurait rapporté en 1240, de retour de la croisade dite des barons.
Faut-il réellement croire cette version ?

Voici un plaidoyer dithyrambique qui mérite réflexion, malgré l'amalgame entre rosa gallica et rosa gallica 'officinalis'. Il est signé de la plume de Charles Cochet-Cochet (1866-1936), fameux rosiériste qui était installé à Coubert, en Seine-et-Marne (77).   

Sur la Rose de Provins (Histoire et Légende)
L'origine de la culture du rosier à Provins remonte au moins à Thibault IV, comte de Brie et de Champagne. Ce gentilhomme qui cultiva les lettres par désespoir d’amour, s'adonna probablement à la culture passionnée des fleurs pour le même motif. Les champs de rosiers, plantés par ses ordres, devaient avoir une certaine importance, non seulement aux portes mêmes de Provins, mais aussi près de Rozay-en-Brie, le "Rozetum in Bria" d'alors, qui a encore trois roses dans ses armes et qui garde cette devise caractéristique : "Rosa inter flores".  
Il est donc absolument certain que Thibault cultiva la rose aux environs de Provins. Une espèce même, le Rosa gallica ou rosier des Gaules, y fut propagée en telle abondance, qu'elle finit par prendre le nom de la ville, et qu'elle est encore connue de nos jours dans le monde entier sous le nom de Rose de Provins
Tout cela est de l'histoire ; mais la légende commence en disant que Thibault lV rapporta la rose de Provins, de Palestine, au retour de l'avant-dernière croisade !
Cette affirmation est tellement erronée, tellement inadmissible, que toute personne ayant un peu étudié cette question à la fois botanique et historique, est tentée de la considérer comme une simple plaisanterie.

Thibault n'a pu introduire en France le rosier de Provins et cela pour deux excellentes raisons :
  1. D'abord; parce que le rosier de Provins (Rosa gallica) croît spontanément en Europe et en France. Il est même si répandu dans certaines contrées de l'Europe qu'il nuit à la culture des céréales.
  2. ensuite et surtout, parce qu'il n'existe pas en Palestine, ni même en Orient.
Mais, consolez-vous, habitants de Provins, car si votre célèbre Thibault n'a pu importer en votre ville, le Rosa Gallica qui y vivait avant lui, il n'en a pas moins doté son pays d'un rosier extrêmement remarquable, car celui qu'il rapporta de la croisade est le rosier de Damas (rosa damascena).  
La rose de Damas, introduite par Thibault, est la rose par excellence ; c'est la rose recherchée en Orient de toute antiquité, pour la finesse de son parfum ; c'est la rose cultivée par les Romains à Paestum et chantée par Virgile ; c'est le « Biferique rosaria Paesti» des Georgiques (livre IV). C'est la rose qui, cultivée par Thibault et nos pères, à côté du rosier de Provins, nous a valu par ses mariages avec cette plante et d'autres espèces, beaucoup de ces belles variétés du genre Rosa, dont nous admirons aujourd'hui les superbes corolles.
Celle-là est si commune en Palestine, qu'une vallée où elle abonde a reçu le nom de « Vallée des Roses ». C'est du reste un fait connu et avéré que Thibault IV a introduit en France la rose de Damas et non celle de Provins. 

COCHET-COCHET, Rosiériste à Coubert.
Journal des roses paru en juillet 1894,  p.107


rosa gallica officinalis
illustration de Redouté

Pour conclure, j'ajoute qu'il me semble que la légende tire ses racines de la confusion faite par le célèbre naturaliste Caspar Bauhin, en 1623.
Dans son ouvrage majeur de classification des plantes, Pinax theatri botanici, qui servit de référence par la suite à tous les botanistes, il assimila par erreur rosa rubra (=rosa gallica) à rosa damascena. Il n'en fallait pas plus pour insinuer, des siècles durant, que rosa gallica (officinalis ou pas...) était originaire de Syrie.
 rosa gallica
 rosa gallica 'officinalis'  

mercredi 28 septembre 2016

Feeling

Hybride de thé obtenu par Meilland, commercialisé en 2010.
Le temps me manque pour rédiger des articles de fond alors je vous offre aujourd'hui un bouquet de roses bien joufflues. 
Séquence nostalgie, j'ai retrouvé ces clichés des roses de Feeling, un rosier de la gamme Romantica de Meilland, que je cultivais dans mon précédent jardin. Une veille de départ pour une occasion festive, j'avais coupé toutes les tiges à fleur pour former cette brassée plantureuse.


Ce Feeling, on dirait vraiment un rosier de fleuriste car ses fleurs sont portées par des branches solides et elles tiennent plusieurs jours en vase. Elles sentent fort le thé. Cette couleur satinée enchante l'oeil. 



Comme de nombreux rosiers Meilland, le buisson de forme évasée déconcerte par sa robustesse. Les branches sont trop raides, trop épaisses. Le feuillage reste très sain mais clairsemé. C'est dommage car la rose est grande et belle. Un peu plus de souplesse dans le port aurait instiller grâce et naturel à cette obtention à l'ancienne. 
Finalement, mieux vaut le réserver à un fond de massif (il atteint 1m20) et camoufler son pied avec un geranium vivace, style 'Brookside', au bleu outremer. On appréciera mieux sa généreuse floraison. 

mercredi 14 septembre 2016

En Bretagne : la roseraie du Pressoir (35)

Né à Rennes, Jacques Pennec, la quarantaine souriante, a déjà eu plusieurs vies. Il a travaillé pour la Banque de France, l’Armée, une poissonnerie... Mais une blessure au dos l'a contraint à changer de voie. Une nouvelle fois.
« J’aime être dehors. Je ne faisais pas attention aux fleurs avant, je voulais juste les regarder. Ma mère avait jusqu’à 200 rosiers ! J’ai donc quand même baigné dans ce milieu. »
Sa passion pour le jardin et les roses a débuté voilà 12 ans. Il a aménagé progressivement les lieux en édifiant des allées couvertes et en imaginant différents parterres. Et le déclic est venu en rencontrant la responsable de la pépinière de la Peignie, spécialiste de roses anciennes, dans le Morbihan.
 

« Je n’avais jamais vu d’aussi beaux rosiers : Dentelle de Bruxelles, Claire Austin, Strawberry Hill... J’avais envie de tous les avoir avec leurs couleurs et leurs parfums. Je me suis ensuite inspiré de David Austin, créateur de 200 roses anglaises. J’ai tout appris seul. »
Ainsi, sur sa propriété qui s’étend jusqu’aux rives de l’Yaigne, Jacques Pennec a conçu un jardin de 3 500 m2 avec 170 variétés de roses anciennes, modernes et anglaises. Il a aussi créé des massifs avec des plantes vivaces pour les accompagner et avoir d’autres floraisons, d’autres couleurs, tout au long de l’année : géranium, orpins, iris, hostas, clématites…

Pour planter les rosiers, ce passionné a creusé plus de 300 trous et a retrouvé beaucoup de fers à cheval, qui décorent désormais la roseraie. Car avant, c’était le Domaine du Pressoir et il y avait une étable et des animaux.
Les bêtes ne sont plus mais le jardin surplombe toujours magnifiquement l'étang du château du village. On aperçoit d'ailleurs les tours de l'édifice seigneurial depuis le jardin. Un beau décor d'arrière-plan.
 
Jacques a inventé aussi un petit potager médiéval de quatre carrés avec des branches entrelacées, tout autour, pour clôturer. Au Moyen Age, c’était la façon de se protéger des animaux et des voleurs. Il y a planté des topinambours, de la guimauve (plante que l’on trouve en bord de mer pour faire de la confiserie), des fèves, des choux, des racines de Raifort, de la livèche et de la raiponce (anciens légumes qui remplaçaient les épices).
La propriété compte également un poulailler avec des marans, des faverolles et des poules rousses, sans oublier la cabane en bois pour se reposer. Jacques a installé aussi de nombreuses arches, rectangulaires en bois ou cintrées en métal. Les rosiers grimpants s'épanouissent à merveille.  Cela donne beaucoup de faste au jardin. 
« J’aime créer des choses, me dépenser. J’ai besoin d’avoir une activité physique en plein air, ça m’occupe l’esprit. J'ai ouvert le jardin au public, sur les conseils de plusieurs amis et de ma famille. Mais il faut être là et cela demande des sacrifices.  
Je peux passer toute la journée dans mon jardin. Je n’en visite pas d’autres car j’ai trop de choses à faire ici. J’ai le projet de continuer d’améliorer mon jardin et de concevoir une cascade. J’aimerais trouver un artiste qui expose l’année prochaine, des sculptures par exemple. Je vais aussi proposer mes services aux particuliers », conclut le jardinier.
Propos recueillis par Benjamin Cheneviere
Photos prises par Michèle (dhm)

Le jardin de roses du Pressoir
20 rue au Prévot
35410 CHATEAUGIRON
tél : 02 99 37 54 30

Sources :
Arrêt sur image par Ladymiche
Le journal de Vitré
Le journal Ouest France

lundi 22 août 2016

Jardins de rêve en Provence

Quitte à braver la chaleur (je n'ai pas vu une goutte de pluie depuis des lustres), autant prendre le large et s'évader vers une autre contrée du Sud. Destination la Provence pour ce mois d'août.
quel idéal lieu de villégiature, Cassis, joyau de la Provence, en bord de Méditerranée 


Qui dit vacances et farniente au bord de la piscine, dit lecture "locale" allongée dans le transat. J'ai donc emporté dans ma valise un guide touristique et ce livre d'art, bien décidée à y puiser l'inspiration.  
Car c'est décidé, adieu les massifs à l'anglaise, le jardin va prendre une allure méditerranéenne.  
Il faut se rendre à l'évidence : les rosiers, écrasés par le soleil, ont une floraison trop brève dans le Midi. Je garde bien sûr ceux que je cultive déjà, mais je vais introduire désormais d'autres plantes, plus adaptées à la sécheresse (germandree, ciste, myrte, gattilier, pittosporum, perovskia, helicrysum italicum, polygala myrtifolia, santoline, thym, romarin, gauras, lauriers roses, etc ...)


Edition Aubanel, 2004
Auteur : Louisa Jones  Photographe : Bruno Suet
30 créations contemporaines en Provence, c'est exactement le livre qu'il me faut. Ces jardins "paysages" sont superbes. Graphiques, sculptés, heureux mariages entre le minéral et le végétal, ils représentent ce que j'aime, l'ordre et l'élégance.
Un petit bémol tout de même,  l'auteur présente des jardins monochromes, avec des feuillages denses et peu de fleurs. Que de vert ! Selon Louisa Jones, "contemporain" signifie "chlorophylle bien ordonnée". Son style est littéraire et axé sur l'histoire et l'architecture des jardins. Son propos manque de descriptions botaniques.
Finalement, j'ai une vision plus colorée des espaces provençaux... Ainsi, pour vous donner un aperçu de ma conception d'un jardin de cette région, voici quelques photos de lieux, célèbres ou non, qui illustrent la beauté des terres du Sud-Est. (A ne pas confondre avec les jardins littoraux de Côte d'azur, plus exotiques, chérissant les palmiers et les cactus).
Magiques !

un principe : pas trop de pelouse, beaucoup de graviers

des dégradés de vert et d'argent, des feuillages persistants, des restanques 

les 3 piliers du jardin provençal :
l'olivier, le cyprès, la lavande
(je les ai déjà, un bon début...)

de la couleur, par touche subtile, centranthus ruber

l'art topiaire, un grand classique ici


je voue une fascination pour les cyprès, fuseaux élancés vers le ciel.
cupressus sempervirens 'Stricta' 

créer une ligne de fuite pour entraîner le regard au loin

varier les hauteurs pour insuffler du rythme  


des graminées, belle association avec la lavande 

et la pierre, toujours la pierre, en dallage ou muret de pierre sèche

teucrium fruticans, taillés en boule (à copier)

une touche de pourpre, à copier aussi

jardin en pots, de terre cuite, bien sûr

hardenbergia violacea 'Meema'






le figuier et les buis tout ronds, j'ai aussi en stock 

le bleu du perovskia atriplicifolia, à prévoir

des roses claires pour égayer le vert, The Fairy sera parfait

cistus monspeliensis




et des rosiers grimpants Iceberg car on ne se refait pas !

Jardins d'inspiration :
le Mas de Berard, à Saint-Rémy-de-Provence (13), chez Vicki Archer
le Jardin de la Louve, à Bonnieux (84), imaginé par Nicole de Vésian
le Clos des Lavandes, à Lacoste (84)
le Jardin de l'alchimiste, à Eygalières (13)